Rapport d'activité

Le mot du directeur 2017

Cette fois c'est parti... la réforme de la formation professionnelle supérieure des charpentiers est en cours.

1er objectif:
Faire les modifications dans les deux ans, et donc avoir une nouvelle mouture d'examen pour les différents niveaux prête pour 2020.

2ème objectif:
Ne pas faire une usine à gaz administrative dans laquelle nous n'arrivons plus à savoir où nous en sommes et que les jeunes qui souhaitent se former ne peuvent pas déchiffrer.

Les lois et règlements fédéraux sont clairs à ce sujet, il y a deux niveaux de formation professionnelle supérieure, à savoir le Brevet Fédéral (Contremaître) et le Dipôme Fédéral (Maîtrise). En dehors de ceci, tout le reste n'a pas d'autre valeur que celle donnée par les Faîtières elles-mêmes.

Et si cette réforme était l'occasion pour nous de voir plus loin que le bout de la poutre ?

A l'occasion des différentes rencontres avec les autres associations faîtières, il apparaît souvent que les problèmes sont les mêmes pour tous dans la formation professionnelle supérieure: trouver des cadres, les coûts élevés, concurrence des autres métiers, etc...

Qu'est-ce qui nous empêche de réfléchir en termes de formation générale, plutôt qu'individuellement ?

Une maîtrise n'est-elle pas destinée à pouvoir gérer une entreprise ?

La base de la comptabilité ne fonctionne-t-elle pas de la même façon dans tous les domaines ?

La gestion du personnel est soumise à des lois précises pour l'ensemble de la Suisse et ce sont les conventions collectives qui règlent les différences de fonctionnement par branche.

Alors pourquoi pas une Maîtrise en conduite d'entreprise, avec une spécification de branche à un certain moment ?

Je vois d'ici les nuages de fumée qui montent dans le ciel à la suite de ces propos et j'entends les cris de colère de ceux qui pensent qu'il faut être fou pour avoir une idée pareille...

Ils ont certainement raison, mais tout de même, j'ai écouté et entendu beaucoup de nos jeunes diplômés faire des remarques ou des propositions qui m'amènent à penser que la folie nous guette et qu'elle pourrait bien nous rattraper plus vite que nous le croyons.

Le monde informatique est en constante évolution et oblige nos entreprises à s'adapter chaque jour, à tel point que beaucoup de choses qui paraissent indispensables à nos métiers ont disparu de notre quotidien sans que nous nous en rendions compte et qu'aujourd'hui elles ne nous manquent pas, car nous avons pris l'habitude de faire différemment.

Nous devons garder le fond et le contenu de nos formations, mais nous devons les adapter aux nouvelles façons de travailler.

Alors, personnellement, je me demande si je ne devrais pas être un peu fou et oser supprimer mon agenda papier que je n'utilise plus, mais c'est un pas difficile à faire, n'est-ce pas ?

Je vous souhaite une bonne lecture de cet avant-propos et de ce rapport tous les deux écrits totalement à l'ordinateur.

Daniel Bornoz
Directeur FRECEM

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